Changer de pays et langue
Choisissez un pays et une langue,
pour voir les produits et les informations
pour votre site :

Financement alternatif :
Pourquoi les entreprises devraient envisager de réduire leur dépendance vis-à-vis des banques

Les fusions bancaires, l’évolution des stratégies de crédit et le durcissement des exigences transforment le financement des PME. Les entreprises qui s’appuient fortement sur un seul partenaire bancaire risquent ainsi d’atteindre plus rapidement leurs limites. Les solutions de financement alternatives offrent aux entreprises la possibilité de diversifier leurs sources de liquidités, d’alléger la pression sur leurs lignes de crédit et d’élargir de manière ciblée leur marge de manœuvre financière.

L'essentiel en bref

  • La concentration bancaire modifie le paysage du financement des entreprises
  • Les relations bancaires de longue date n’offrent pas toujours la même sécurité en matière de planification
  • Les décisions de crédit peuvent devenir plus centralisées et standardisées
  • Les modes de financement alternatifs peuvent réduire la dépendance vis-à-vis des banques
  • L’affacturage permet de transformer plus rapidement les créances en liquidités
  • Le financement des achats peut créer une marge de manœuvre en matière d’approvisionnement
  • Une combinaison de sources de financement rend les entreprises plus flexibles et plus résilientes
  • Il est essentiel de planifier le financement de manière stratégique et en amont

Que signifie financement alternatif ?

Le financement alternatif désigne les formes de financement auxquelles les entreprises peuvent recourir en complément ou indépendamment du crédit bancaire classique. Il s’agit notamment de l’affacturage, du financement des achats, du crédit-bail, des subventions, des prises de participation ou des solutions de financement numériques.

Pour de nombreuses entreprises, le financement alternatif ne signifie pas remplacer complètement leur banque habituelle. Il s’agit plutôt de diversifier le financement de l’entreprise et de créer une marge de manœuvre supplémentaire. Dans les PME notamment, le crédit bancaire reste un élément essentiel. Dans le même temps, on constate toutefois de plus en plus souvent qu’un seul instrument de financement ne peut pas couvrir toutes les situations.

Le financement alternatif intervient souvent à des étapes précises du modèle économique. L’affacturage permet de transformer plus rapidement les créances en liquidités. Le financement des achats facilite le préfinancement des marchandises ou des matériaux. Le crédit-bail peut permettre d’investir dans des machines, des véhicules ou des équipements techniques sans immobiliser de capital en une seule fois.

Les objectifs typiques des financements alternatifs sont les suivants :

  • Garantir la trésorerie
  • Alléger les lignes de crédit bancaires
  • Financer la croissance
  • Ponté les délais de paiement
  • Planifier les investissements de manière plus flexible
  • Réduire la dépendance vis-à-vis de partenaires financiers individuels

Le financement alternatif prend donc tout son sens lorsque les entreprises ont besoin de plus de flexibilité ou souhaitent compléter stratégiquement leur financement existant.

Pourquoi la dépendance vis-à-vis des banques devient-elle un risque pour les entreprises ?

La dépendance vis-à-vis des banques devient un risque lorsque les entreprises dépendent fortement de certaines lignes de crédit, de certains interlocuteurs ou de certaines décisions de crédit. Si les stratégies bancaires, les exigences ou les processus décisionnels évoluent, cela peut avoir une incidence directe sur le financement.

De nombreuses PME travaillent depuis des années avec leur banque habituelle. Cette relation est précieuse, car elle instaure un climat de confiance et s’accompagne souvent d’une bonne compréhension du modèle économique. Dans le même temps, c’est précisément de là que peut naître une dépendance, lorsqu’une grande partie du financement repose sur un petit nombre de partenaires bancaires ou sur une ligne de crédit centralisée.

La situation devient particulièrement critique lorsque les conditions générales évoluent. Une banque peut adapter sa politique de risque, réévaluer les garanties ou centraliser davantage ses décisions de crédit. De même, des fusions ou des changements organisationnels peuvent entraîner un changement d’interlocuteur ou allonger la durée des processus.

Pour les entreprises, cela peut avoir des conséquences tangibles :

  • Les lignes de crédit ne sont pas élargies comme prévu
  • Les décisions prennent plus de temps
  • Des garanties supplémentaires sont exigées
  • Les marges de manœuvre financières se rétrécissent
  • Il est plus difficile de planifier les investissements ou la croissance

Le financement alternatif peut contribuer à réduire cette dépendance. Il offre des solutions complémentaires au crédit bancaire classique et rend les entreprises moins vulnérables lorsque certaines sources de financement atteignent leurs limites.

Comment le paysage bancaire évolue-t-il en Suisse ?

La concentration bancaire signifie qu’un nombre plus restreint d’établissements couvre une part croissante du marché. Pour les entreprises suisses, cela peut se traduire par de nouveaux interlocuteurs, des processus davantage standardisés et de nouvelles exigences en matière de financement d’entreprise.

La Suisse connaît elle aussi une consolidation à long terme de son paysage bancaire. Les chiffres 2026 sur la place financière suisse publiés par le Secrétariat d’État aux questions financières internationales montrent que le nombre de banques est passé de 275 en 2014 à 246 en 2019, puis à 230 en 2024. Cette concentration est particulièrement visible parmi les grandes banques : pour 2024, une seule grande entité bancaire est encore recensée.

Pour les entreprises, cette évolution ne concerne pas uniquement le secteur bancaire. La crise de Credit Suisse a montré que les structures bancaires et la réglementation peuvent également avoir des répercussions sur l’économie réelle. Dans son Rapport sur la stabilité financière 2026, la Banque nationale suisse souligne la nécessité de renforcer encore la réglementation bancaire et soutient en particulier les mesures portant sur la liquidité et les fonds propres.

Cela ne signifie pas automatiquement que l’accès au financement deviendra plus difficile pour les entreprises suisses. La BNS souligne également que les banques restent résilientes grâce à leurs coussins de fonds propres et de liquidité et qu’elles disposent d’importantes capacités de crédit. Cette évolution montre néanmoins qu’il est pertinent pour les entreprises de ne pas reposer exclusivement sur leurs relations bancaires existantes. En examinant suffisamment tôt des solutions de financement alternatives, elles peuvent compléter leurs lignes bancaires, diversifier leurs sources de liquidité et rendre leur financement plus résilient.

Pourquoi le prêt bancaire classique ne suffit-il pas
toujours ?

Le crédit bancaire reste un outil essentiel du financement des entreprises. Dans certaines situations, il s’avère toutefois insuffisant, notamment en cas de croissance, de délais de paiement longs, de besoins de trésorerie à court terme ou lorsque des garanties supplémentaires sont requises.

C’est notamment au sein des PME que le crédit bancaire continue de jouer un rôle important. étude de la KfW datant de 2025 continue de désigner le crédit bancaire comme le principal instrument de financement externe des PME. Parallèlement, des données récentes montrent que les entreprises ayant des besoins de financement font plus souvent état de conditions d’octroi de crédit plus strictes. Selon la KfW, la part des PME faisant état de conditions de crédit plus strictes s’élevait à 37,8 % au quatrième trimestre 2025.

Un crédit classique convient surtout aux investissements prévisibles ou aux besoins de financement à long terme. Cependant, tous les besoins de trésorerie ne sont pas nécessairement à long terme ou réguliers. Des difficultés de trésorerie surviennent souvent dans le cadre de l’activité courante, par exemple lorsque les clients paient en retard, que les matériaux doivent être préfinancés ou qu’une commande prend de l’ampleur plus rapidement que la trésorerie disponible.

Dans de tels cas, une solution complémentaire peut s’avérer judicieuse. Il ne s’agit pas de dévaloriser le crédit bancaire. La question devrait plutôt être la suivante : quel outil de financement correspond à quel besoin ?

Quelles sont les solutions de financement alternatives qui s'offrent aux entreprises ?

Parmi les principaux modes de financement alternatifs pour les entreprises, on trouve l’affacturage, le financement des achats, le crédit-bail, les subventions, le capital-investissement et les solutions de financement numériques. Le choix de l’option la plus adaptée dépend du modèle économique et des besoins de financement concrets.

Le financement alternatif n’est pas un produit unique, mais un terme générique désignant différentes solutions. Ce qui est déterminant, c’est l’usage qui sera fait des liquidités. S’agit-il de créances impayées ? D’achats de marchandises ou de matériaux ? D’investissements ? Ou de capital de croissance ?

Aperçu

Pour les entreprises, il est important de ne pas se limiter aux seuls coûts d’un financement. La rapidité, la flexibilité, la prévisibilité et les répercussions sur les lignes de crédit existantes sont tout aussi importantes.

Un bon financement alternatif s’adapte à la structure de l’entreprise. Il ne se contente pas de résoudre un problème de trésorerie à court terme, mais complète judicieusement la stratégie de financement existante.

L'affacturage est-il adapté à votre entreprise ?

Faites dès maintenant le test de 2 minutes : c’est gratuit, simple et sans engagement.

En quoi l'affacturage facilite-t-il le financement indépendant des banques ?

L’affacturage peut aider les entreprises à transformer plus rapidement leurs créances en liquidités. Le financement est ainsi davantage lié au chiffre d’affaires et moins dépendant des lignes de crédit bancaires classiques.

Dans le cadre de l’affacturage, une entreprise cède ses créances en cours, issues de livraisons de marchandises ou de prestations de services, à un prestataire d’affacturage. L’avantage réside avant tout dans le timing : au lieu d’attendre le paiement du client, une grande partie du montant de la facture est disponible plus tôt. Cela peut s’avérer particulièrement utile lorsque les délais de paiement sont longs ou que la croissance immobilise des liquidités supplémentaires. En effet, dans le commerce B2B notamment, il arrive souvent que les créances ne soient réglées qu’au bout de 30, 60 jours, voire plus. Pendant cette période, l’entreprise doit continuer à supporter ses propres coûts.

L’affacturage peut notamment être utile lorsque :

  • les créances impayées immobilisent des capitaux
  • il faut préserver les lignes de crédit bancaires
  • la croissance doit être préfinancée
  • les encaissements doivent être mieux prévisibles
  • la gestion des créances doit être allégée
  • les risques de défaut de paiement doivent être réduits, selon le modèle

L’affacturage n’est donc pas un financement d’entreprise classique sans banque au sens d’un crédit, mais un élément de financement lié au chiffre d’affaires.

C’est précisément ce qui le rend intéressant pour de nombreuses entreprises : le financement s’appuie sur les créances existantes et évolue souvent au rythme du chiffre d’affaires.

Exemple concret

SystemKosmetik finance sa croissance durable grâce à l'affacturage

La société SystemKosmetik GmbH illustre comment le financement alternatif peut concrètement s’intégrer dans le quotidien d’une entreprise. Le fabricant de cosmétiques utilise A.B.S. Factoring pour transformer plus rapidement ses créances en liquidités et financer de manière plus prévisible sa production, son fonds de roulement ainsi que sa croissance durable.

« Grâce à l’affacturage, nous disposons en permanence des liquidités et du fonds de roulement nécessaires pour financer notre production. De plus, nous utilisons également l’affacturage pour minimiser les risques, car notre clientèle est très diversifiée – allant de l’entreprise unipersonnelle aux grands magasins discount. »

Stefan Bawidamann
Directeur financier, SystemKosmetik GmbH

Dans quels cas le financement des achats est-il judicieux ?

Le financement des achats s’avère utile lorsque les entreprises doivent préfinancer des marchandises, des matériaux ou des biens commerciaux. Si la ligne de crédit disponible n’est pas suffisante, l’affacturage peut constituer un complément permettant de disposer plus rapidement de liquidités provenant des créances.

De nombreuses entreprises ont des besoins de financement avant même la vente. Il faut acheter des marchandises, commander des matériaux ou constituer des stocks avant que le chiffre d’affaires ne soit réalisé. C’est précisément là qu’intervient le financement des achats : il apporte un soutien au niveau des achats et crée une marge de manœuvre permettant de traiter les commandes.

Dans la pratique, il peut toutefois arriver qu’une ligne de financement existante ne soit pas suffisante. C’est particulièrement le cas pour les commandes importantes, les pics saisonniers ou une forte croissance. Lorsque les délais de paiement des clients sont en outre longs, cela crée une pression des deux côtés du modèle économique : au niveau des achats et de l’encaissement.

Dans ce cas, une combinaison de solutions de financement peut s’avérer judicieuse.

Quels sont les avantages d'une combinaison de financements ?

Une combinaison de financements permet de répartir les besoins de financement entre plusieurs sources. Les entreprises gagnent ainsi en flexibilité lorsque les lignes de crédit bancaires sont limitées, que les décisions de crédit prennent plus de temps ou que des besoins de trésorerie supplémentaires apparaissent.

Un mix de financement stable ne signifie pas qu’il faille utiliser simultanément le plus grand nombre possible d’instruments de financement. L’essentiel est que chaque élément soit adapté à la situation de l’entreprise. Le crédit bancaire classique peut continuer à jouer un rôle important. Les financements alternatifs peuvent venir en complément lorsque les lignes de crédit bancaires ne sont pas parfaitement adaptées ou s’avèrent insuffisantes.

Cette diversité revêt une importance particulière dans un contexte marqué par la concentration bancaire, l’évolution des processus de crédit et des besoins de financement accrus. Les entreprises qui ne misent que sur une seule source de financement disposent de moins d’alternatives lorsque les conditions changent.

Une solution de financement mixte peut s’avérer particulièrement judicieuse lorsque :

  • les lignes de crédit bancaires sont déjà fortement sollicitées
  • les délais de paiement immobilisent des liquidités
  • le volume d’achats augmente
  • la croissance doit être préfinancée
  • des investissements doivent être réalisés parallèlement à l’activité courante
  • les décisions de crédit nécessitent plus de temps
  • les risques doivent être répartis entre plusieurs partenaires financiers

L’avantage réside avant tout dans la marge de manœuvre. Les entreprises peuvent gérer leurs besoins de financement de manière plus nuancée et ne sont pas obligées de recourir au même canal pour chaque situation.

Comment les entreprises peuvent-elles diversifier leur financement ?

Les entreprises devraient examiner régulièrement leur situation financière et ne pas attendre que les lignes de crédit existantes soient épuisées pour réagir. Il est essentiel d’anticiper les besoins en liquidités, les flux de trésorerie et les instruments de financement adaptés.

La première étape consiste à dresser un état des lieux honnête. Quelles sources de financement sont actuellement utilisées ? Dans quelle mesure l’entreprise dépend-elle de certaines banques ? Quelles lignes de crédit sont disponibles, lesquelles sont déjà épuisées et quels besoins apparaissent régulièrement dans le cadre de l’activité courante ?

Sur cette base, les entreprises doivent adapter leur structure de financement à leur modèle économique. Une entreprise commerciale dont le coût des marchandises est élevé a des besoins différents de ceux d’un prestataire de services dont les délais de paiement sont longs. Une entreprise en croissance a besoin d’une marge de manœuvre différente de celle d’une entreprise dont le carnet de commandes est stable mais nécessite d’importants investissements en capital.

Voici quelques pistes concrètes :

  • analyser les lignes de crédit existantes et les garanties
  • examiner la dépendance vis-à-vis de certains partenaires financiers
  • Évaluer les délais de paiement et le portefeuille de créances
  • Examiner séparément les aspects achats et ventes
  • Identifier les déficits de trésorerie récurrents
  • étudier dès que possible des solutions de financement alternatives
  • adapter régulièrement la structure de financement à la croissance et à la conjoncture du marché

Conclusion

Se financer sans passer par une banque : c'est possible grâce aux solutions de financement alternatives

Le financement alternatif ne remplace pas systématiquement le crédit bancaire classique. Il vient le compléter lorsque les entreprises ont besoin de plus de flexibilité, de liquidités plus rapidement disponibles ou d’une marge de manœuvre financière supplémentaire.

Les évolutions du paysage bancaire montrent à quel point il devient important de diversifier le financement des entreprises. Les fusions, la concentration bancaire et la modification des processus de crédit ne constituent pas automatiquement un problème de financement. Elles soulignent toutefois que les entreprises doivent connaître leurs dépendances et les gérer activement.

Le crédit bancaire reste un élément important du financement. Toutefois, selon le modèle économique, il peut être judicieux d’intégrer d’autres solutions. L’affacturage permet de disposer plus rapidement de liquidités issues de créances en cours. Le financement des achats peut faciliter l’approvisionnement. Le crédit-bail, les subventions ou les capitaux propres peuvent répondre à d’autres besoins.

Quel type de financement convient le mieux à votre entreprise ?

Qu’il s’agisse d’affacturage, de financement des achats ou d’une combinaison plus large de solutions de financement : le choix de la solution la plus adaptée dépend toujours du modèle économique, des flux de trésorerie et des besoins concrets de financement. C’est précisément lorsque les lignes de crédit bancaires atteignent leurs limites ou que la croissance mobilise des liquidités supplémentaires qu’il vaut la peine d’examiner de près la structure de financement existante.

Discutez-en avec nos experts. Ensemble, nous examinerons comment votre entreprise est actuellement financée et où des marges de manœuvre supplémentaires pourraient se dégager.

L'auteur de l'article

Marc Meier est directeur général d’A.B.S. Factoring AG Suisse et président de l’Association suisse d’affacturage (SFAV). Depuis plus de dix ans, il accompagne les PME suisses dans le financement de leur croissance. Il mise sur l’affacturage comme source moderne de financement externe afin de renforcer durablement leur liquidité.

FAQ : Questions fréquentes sur l'affacturage et les modes de financement alternatifs

Qu'est-ce que l'affacturage, en termes simples ?

L’affacturage consiste pour une entreprise à céder à un prestataire d’affacturage ses créances en cours issues de livraisons de marchandises ou de prestations de services. Elle perçoit ainsi plus rapidement une grande partie du montant de la facture, au lieu d’attendre le paiement régulier du client. L’affacturage peut ainsi contribuer à une meilleure prévisibilité des liquidités. À lire : notre article de blog « Qu’est-ce que l’affacturage ? »

Quel est l'inconvénient de l'affacturage ?

L’un des inconvénients potentiels de l’affacturage réside dans les coûts liés au financement, à la prise en charge des risques et aux prestations de services. De plus, l’affacturage ne convient pas à tous les modèles économiques, à toutes les créances ni à toutes les structures de clientèle. C’est pourquoi il convient toujours de vérifier si l’affacturage est adapté à l’entreprise, à ses débiteurs et à ses délais de paiement.

À qui s'adresse l'affacturage ?

L’affacturage est particulièrement intéressant pour les entreprises qui émettent régulièrement des créances B2B et doivent faire face à des délais de paiement. Cette solution peut s’avérer particulièrement utile lorsqu’il s’agit de préfinancer la croissance, lorsque les clients bénéficient de délais de paiement longs ou lorsque les créances impayées immobilisent beaucoup de capital. La condition préalable est généralement que les prestations aient été fournies et que les créances ne soient pas contestées.

Quels sont les différents types d'affacturage ?

Parmi les types d’affacturage courants, on trouve l’affacturage à service complet, l’affacturage interne, l’affacturage véritable et l’affacturage fictif. Dans le cadre de l’affacturage à service complet, le prestataire prend en charge non seulement le financement, mais aussi une partie de la gestion des créances. Dans le cas de l’affacturage interne, la gestion des créances reste davantage entre les mains de l’entreprise. L’affacturage pur comprend généralement aussi une protection contre les créances irrécouvrables.

L'affacturage est-il une pratique sérieuse ?

Oui, l’affacturage est une forme de financement d’entreprise bien établie et fiable, à condition qu’il soit mis en œuvre par un prestataire professionnel et qu’il soit organisé de manière transparente. Il est important que les conditions contractuelles soient claires, que les frais soient compréhensibles et que les créances fassent l’objet d’un examen rigoureux. Pour de nombreuses PME, l’affacturage fait partie intégrante de leur mix de financement.

Quelles entreprises ont recours à l'affacturage ?

L’affacturage est utilisé par des entreprises issues de nombreux secteurs, en particulier dans le domaine du B2B. Il s’agit par exemple des entreprises manufacturières, du commerce de gros, de la logistique, des agences de recrutement, de la construction mécanique, de l’industrie agroalimentaire ou des fabricants de biens de consommation. Ce n’est pas tant le secteur d’activité en soi qui est déterminant, mais plutôt le fait d’émettre régulièrement des factures à des clients professionnels. L’affacturage ne convient pas à la vente de créances individuelles.

Qu'est-ce que le financement alternatif ?

Le financement alternatif désigne les modes de financement auxquels les entreprises peuvent recourir en complément ou indépendamment du crédit bancaire classique. Il s’agit notamment de l’affacturage, du financement des achats, du crédit-bail, des subventions, du capital-investissement ou des solutions de financement numériques. L’objectif est souvent de diversifier les sources de trésorerie et de réduire la dépendance vis-à-vis de certaines banques.

Que signifie « financement indépendant des banques » ?

Le financement indépendant des banques signifie que les entreprises ne se procurent pas leurs liquidités exclusivement par le biais de crédits bancaires classiques ou de lignes de crédit en compte courant. Elles ont plutôt recours à des solutions de financement alternatives, telles que l’affacturage ou le financement des achats. Cela leur permet d’alléger la charge pesant sur leurs lignes de crédit bancaires et d’organiser leur financement de manière plus flexible.

Pourquoi une combinaison de sources de financement est-elle judicieuse pour les entreprises ?

Une combinaison de sources de financement est judicieuse, car différents instruments de financement répondent à des besoins différents. Les crédits bancaires peuvent convenir aux investissements, l’affacturage aux créances en cours et le financement des achats aux marchandises ou aux matériaux. En combinant plusieurs éléments, les entreprises réduisent leurs dépendances et gagnent en marge de manœuvre.